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Le secret de la joie de vivre des brésiliens


Tous ceux qui ont eu la chance de partir en vacances au Brésil ou de croiser le chemin d’un brésilien(ne) savent que le sourire communiquant est la première forme de contact là-bas. La joie et la musique éclatent dans tous les coins des villes, notamment à Rio de Janeiro et Salvador de Bahia ! On les retrouve dans tous les quartiers de ces grandes villes, indépendamment du niveau social. Que ce soit dans les quartiers chics tels que Leblon et Ipanema de Rio de janeiro ou ceux de Salvador tels que Barra et Corredor da Vitoria, jusqu’aux fameuses favelas en passant par les quartiers bohèmes de Lapa, Pelourinho ou Rio Vermelho. 

Certains s’interrogent …. Comment un pays qui traverse autant de difficultés de corruption, pauvreté, instabilité politique et violence peut avoir un peuple aussi heureux, communicant et serviable ?

Pour expliquer ce comportement social (secret) presque magique, ou en tout cas intrigant, nous vous invitons à remonter très loin et à comprendre comment la musique, a fait, et fait partie, du quotidien brésilien. Nous remontons à l’origine avec l’arrivée des esclaves et ses batuques et percussions africaines dans la première capitale du Brésil, Salvador de Bahia. A l’époque, ces batuques étaient très liés à la religion africaine (culte aux orixas et caboclos et la capoeira). Avec l’influence portugaise de la guitare et du tambourin née les premiers sambas de roda na Bahia en 1860.

 Le secret de la joie de vivre des brésiliens Samba de roda Bahia Brésil

Et peu à peu ce rythme a été incrémenté à Rio par d’autres types de musique comme la polca et le maxixe (tango brésilien). C’est dans ce contexte qu’est née le samba à la fin du XIXème et début du XXème siècle-. Il devient une musique populaire brésilienne dominante, notamment pour la classe ouvrière. C’est aussi durant cette période, que le carnaval commence à être pratiqué dans l’ensemble du territoire brésilien. Suite à la riche période de plantation de canne à sucre et avec l’arrivée et l’inspiration des « entrudos » portugais (festivités des îles Madère, Açores et Cap Vert) les premiers festivités commencent à Pernambuco dans le XVIIème siècle. A l’origine cette fête consistait à jeter sur les passants de la farine et des œufs. Elle a évolué avec l’héritage européen à des bals masqués (comme en Italie) puis les festivités ont progressivement évolué vers leur forme brésilienne avec les chars à Rio et  les « trios elétricos » à Salvador de Bahia en 1929. Aujourd’hui le carnaval est la fête populaire la plus grande du Brésil et sa renommée est mondiale ! 

Le samba étant plutôt populaire, la classe moyenne était plus adepte de compositions avec moins de percussion, des voix douces et des textes sentimentaux plus élaborés. En 1960 issu du croisement du samba et du jazz, la bossa nova née de la rencontre entre le compositeur Antonio Carlos Jobim (Tom Jobim), le chanteur João Gilberto et le poète Vinícius de Moraes. En 1958 la bossa nova est popularisée au Brésil et en 1963 elle connait un succès planétaire, notamment avec la chanson Garota de Ipanema (The girl from Ipanema)! 

Je pense que vous avez compris, que le secret de la joie de vivre brésilienne est de profiter du moment présent! Et la musique en est un ingrédient de taille !